Témoignages

Mon post-partum? C’est clairement la partie la plus difficile et je n’y étais pas du tout préparée !

Margot a 29 ans et vit à Perpignan avec son fiancé et Félix son bébé de 2 mois. Après avoir passé son enfance dans son petit village du sud de la France, Margot est partie en Belgique à 18 ans pour ses études. Diplômée en orthophonie en 2013, elle est maintenant à son compte depuis 7 ans.

Le désir de maternité

J’avais très envie d’avoir un enfant et j’ai eu quelques difficultés pour tomber enceinte. Puis le désir grandissait de jour en jour…

En juin dernier, alors qu’on venait de passer 2 mois confinés, je me sentais épuisée presque paralysée par la fatigue. J’ai fais un test et j’ai appris ma grossesse le jour de la fête des mères le 7 juin 2020.

J’ai eu la chance d’avoir une grossesse facile, d’autant que j’espérais tellement ce bébé. J’ai adoré être enceinte ! (peut-être un peu moins sur la fin )

J’appréhendais énormément l’accouchement !

J’appréhendais énormément l’accouchement et j’avais surtout peur de ne pas réussir à pousser comme il fallait pour faire sortir bébé. J’appréhendais d’être à bout de force, au bord de l’épuisement !

J’étais à 38sa quand j’ai fait un premier monitoring de contrôle. Ma sage-femme a pris ma tension et il fallait que je fasse rapidement une analyse d’urines. Après avoir reçu mes résultats, j’ai dû aller aux urgences de la maternité avec toutes mes affaires parce que, selon elle et ma gynécologue, c’étais possible que je n’en ressorte pas avant quelques jours.

Après de nombreux examens, j’apprends que je fais une pré-éclampsie et qu’il faut rapidement déclencher l’accouchement. Une fois le déclenchement réalisé, les contractions arrivent et sont rapidement fréquentes, trop fréquentes. Le col est défavorable. Je souffre de contractions très douloureuses qui n’ont aucun impact sur l’ouverture du col. Après 16h de travail inefficace, je ne supporte plus la douleur et je suis épuisée. On me propose un dérivé de morphine qui permet au col de s’ouvrir un peu et on autorise la péridurale. A partir de là, le soulagement, la sérénité.

Je n’avais plus peur de rien, j’avais fait le plus gros du travail. Quelques heures après, bébé se présente et en l’espace de quelques minutes il était né. Je n’ai même pas eu l’impression d’avoir dû fournir beaucoup d’effort tellement l’accouchement était facile.

Je me suis sentie complètement abandonnée les 2 premiers jours à la maternité.

Je me suis sentie complètement abandonnée les 2 premiers jours à la maternité. Je ne savais pas quoi faire avec mon bébé hormis le regarder dormir. Maman pour la première fois, je ne savais pas si je devais le changer, le laisser comme ça, le réveiller pour la tétée. Et puis les passages rituels des puéricultrices, sage-femmes etc… ont rythmé les journées. Certaines personnes nous ont bien accompagnés. Il y en a d’autres qui étaient désagréables et jugeantes. J’avais presque peur de poser des questions.


Mon post-partum? C’est clairement la partie la plus difficile et je n’y étais pas DU TOUT préparée !

Heureusement ma belle-sœur, des amies, sont passées par là avant moi et avaient pu me brieffer un peu. Mais si je peux affirmer quelque chose, c’est que le post-partum est clairement la partie la plus difficile d’une grossesse. On peut dire que la grossesse dure + de 9 mois, parce que le post-partum en fait aussi partie ! Se sentir démunie face aux maux de son bébé aussi …


La maternité a changé mes priorités

Ma priorité, c’est mon fils avant tout. Mon besoin d’être en famille et la maternité a changé mon rapport au travail. J’ai beaucoup plus de recul.

En tant qu’orthophoniste, les enfants des autres ont été pendant des années ma priorité et je me suis pliée en quatre pour le travail. Mais aujourd’hui, c’est mon enfant qui mérite toute mon attention, alors j’envisage de reprendre qu’à temps partiel pour être le plus souvent avec lui et me détacher du travail. Et je me fais aussi davantage confiance parce que je sais que je fais au mieux pour mon fils.

Se faire confiance en tant que maman

C’est très important d’écouter et de suivre son instinct. Et profiter de chaque seconde, du moment présent avec bébé, le temps file à une vitesse folle !

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